Le rejet du projet de loi de finances rectificative (LFR) 2026 continue d’alimenter la controverse politique. À Mbour, le maire Cheikh Issa Sall monte au créneau et interpelle directement les députés de Pastef élus dans le département. L’édile met en garde contre les conséquences de ce blocage parlementaire sur plusieurs projets structurants de la commune, notamment dans les secteurs de la santé, de l’éducation, de la justice, de l’emploi et de la sécurité civile.
Dans une déclaration publiée sur sa page Facebook, le maire de Mbour exprime ses préoccupations quant à l’avenir de plusieurs infrastructures et programmes destinés à améliorer les conditions de vie des populations. Il cite notamment la construction d’un hôpital de niveau 3, la réhabilitation du lycée Demba Diop, la réalisation d’un nouveau palais de justice et d’un tribunal, ainsi que le paiement des bourses sociales.
À ces projets s’ajoutent le programme « Xëyu Ndaw Ñi », consacré à l’emploi des jeunes, et la construction d’une caserne de sapeurs-pompiers. Autant d’initiatives que Cheikh Issa Sall considère comme essentielles au développement de la capitale de la Petite Côte et à la satisfaction des besoins de ses habitants.
Face à ces enjeux, le maire s’adresse particulièrement aux parlementaires de Pastef élus dans le département, leur demandant de mesurer la portée de leur vote et ses éventuelles répercussions sur les populations qui les ont mandatés.
« Le rejet de la Loi de finances rectificative (LFR) 2026 par les députés de PASTEF soulève de sérieuses inquiétudes quant à l’avenir de plusieurs projets essentiels pour notre commune », souligne-t-il, avant de questionner directement les élus : « Avez-vous mesuré les conséquences de votre position sur l’avenir de notre commune ? »
Pour Cheikh Issa Sall, les députés ont une responsabilité politique et morale envers les citoyens de Mbour. Leur mandat à l’Assemblée nationale, rappelle-t-il, implique un devoir de redevabilité à l’égard des populations qui leur ont accordé leur confiance.
L’édile estime ainsi que les Mbourois sont en droit d’obtenir des explications précises sur le devenir des projets annoncés et sur les conséquences concrètes que le rejet de la LFR pourrait entraîner pour leur quotidien.
« Mbour ne doit pas être sacrifié »
Au-delà des préoccupations liées aux infrastructures, le maire dénonce une situation dans laquelle les considérations politiques risqueraient, selon lui, de prendre le pas sur les priorités des citoyens.
« Les intérêts crypto-politiques et les ambitions personnelles ne doivent jamais prendre le dessus sur les préoccupations des citoyens », affirme-t-il, estimant que les populations doivent pouvoir demander des comptes à leurs représentants sur les conséquences de leurs décisions.
Cheikh Issa Sall conclut son intervention par un avertissement sans équivoque : « Mbour ne doit pas être sacrifié sur l’autel d’intérêts crypto-politiques ! »






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