Flash info
LFR 2026 : les députés convoqués en plénière mardi, Babacar Ba alerte sur les risques d'un rejetJOJ Dakar 2026 : en beach-volley, Aminata Tine et Nafi Ségnane enchaînent face à la République dominicaineMacky Sall après le revers à l'ONU : l'équation d'un retour politique, Abdoulaye Niane met en gardeSecond rejet de la LFR 2026 : le ministère des Finances alerte sur de « sérieuses » menaces pour la trésorerie de l'ÉtatJOJ Dakar 2026 : « Nous ne voulons pas être une parenthèse, nous voulons être une référence », lance Mamadou Diagna NdiayeKaolack – Ndiaffate : la Coupe du maire célèbre la jeunesse et la cohésion socialeDu district sanitaire de Kaolack à la région médicale de Kédougou : le Dr Niéne Seck honoré pour son parcoursDakar 2026 : Bassirou Diomaye Faye lance officiellement les Jeux olympiques de la jeunesseSOUVERAINETÉ ÉNERGÉTIQUE : Afreximbank finance le rachat d’Oryx Energies par ses dirigeants africainsSommet de Dakar sur le sport et le développement durable : Diomaye Faye plaide pour un héritage durable des JOJ 2026LFR rejetée : MANKOO MUCC appelle à un sursaut républicain face au risque de crise financièrePAZ de Guédiawaye : le déguerpissement des occupants irréguliers, un tournant décisif pour le respect de l’autorité de l’ÉtatDjifer : 27 candidats à l’émigration irrégulière interpellés avant leur départ vers l’EspagneJOJ Dakar 2026 : le président de la transition bissau-guinéenne accueilli par Bassirou Diomaye FayeInclusion politique : le Sénégal décroche un Prix spécial au Symposium africain de l'inclusion sociale au CamerounLFR 2026 : les députés convoqués en plénière mardi, Babacar Ba alerte sur les risques d'un rejetJOJ Dakar 2026 : en beach-volley, Aminata Tine et Nafi Ségnane enchaînent face à la République dominicaineMacky Sall après le revers à l'ONU : l'équation d'un retour politique, Abdoulaye Niane met en gardeSecond rejet de la LFR 2026 : le ministère des Finances alerte sur de « sérieuses » menaces pour la trésorerie de l'ÉtatJOJ Dakar 2026 : « Nous ne voulons pas être une parenthèse, nous voulons être une référence », lance Mamadou Diagna NdiayeKaolack – Ndiaffate : la Coupe du maire célèbre la jeunesse et la cohésion socialeDu district sanitaire de Kaolack à la région médicale de Kédougou : le Dr Niéne Seck honoré pour son parcoursDakar 2026 : Bassirou Diomaye Faye lance officiellement les Jeux olympiques de la jeunesseSOUVERAINETÉ ÉNERGÉTIQUE : Afreximbank finance le rachat d’Oryx Energies par ses dirigeants africainsSommet de Dakar sur le sport et le développement durable : Diomaye Faye plaide pour un héritage durable des JOJ 2026LFR rejetée : MANKOO MUCC appelle à un sursaut républicain face au risque de crise financièrePAZ de Guédiawaye : le déguerpissement des occupants irréguliers, un tournant décisif pour le respect de l’autorité de l’ÉtatDjifer : 27 candidats à l’émigration irrégulière interpellés avant leur départ vers l’EspagneJOJ Dakar 2026 : le président de la transition bissau-guinéenne accueilli par Bassirou Diomaye FayeInclusion politique : le Sénégal décroche un Prix spécial au Symposium africain de l'inclusion sociale au Cameroun
Le monde / Afrique

Maroc : Fatima Ezzahra El Mansouri devient la première femme cheffe du gouvernement

Le Maroc ouvre une nouvelle page de son histoire politique. Le roi Mohammed VI a nommé, mardi 29 septembre 2026, Fatima Ezzahra El Mansouri au poste de cheffe du gouvernement et l’a chargée de former le prochain exécutif. Cette nomination intervient après la victoire du Parti Authenticité et Modernité (PAM) aux élections législatives du 23 septembre et fait de la responsable politique la première femme à diriger le gouvernement marocain.

🎧 Écouter l’article 0:00 / 0:00
0 écoute
Maroc : Fatima Ezzahra El Mansouri devient la première femme cheffe du gouvernement

La décision a été annoncée par le ministère marocain de la Maison Royale, du Protocole et de la Chancellerie à l’issue d’une audience accordée par Mohammed VI à Fatima Ezzahra El Mansouri au Palais Royal de Rabat. Sa désignation intervient conformément à l’article 47 de la Constitution marocaine, qui prévoit que le Roi nomme le chef du gouvernement au sein du parti arrivé en tête des élections à la Chambre des représentants.

Le PAM est arrivé en première position du scrutin législatif avec 97 sièges sur les 395 que compte la Chambre des représentants. Il devance le Rassemblement national des indépendants (RNI), qui obtient 66 sièges, et le Parti de l’Istiqlal, crédité de 65 sièges. Le Parti de la Justice et du Développement (PJD) arrive ensuite avec 54 sièges, devant le Mouvement populaire avec 29, l’Union socialiste des forces populaires avec 26 et le Parti du progrès et du socialisme avec 19 sièges.

Avec 97 députés, le PAM ne dispose toutefois pas, à lui seul, de la majorité absolue à la Chambre des représentants. Fatima Ezzahra El Mansouri devra donc engager des consultations avec les différentes formations représentées au Parlement afin de constituer une majorité gouvernementale.

La nouvelle cheffe du gouvernement a d’ailleurs indiqué avant sa nomination qu’elle ne voyait pas de « lignes rouges » concernant les éventuelles alliances. Elle avait appelé au dialogue et à la concertation, en soulignant que les programmes et les priorités constitueraient des éléments déterminants dans la formation de la future coalition.

Une première historique pour les femmes marocaines

La nomination de Fatima Ezzahra El Mansouri constitue une première dans l’histoire politique du Royaume. Elle devient la première femme à occuper la fonction de cheffe du gouvernement au Maroc. Elle rejoint ainsi un cercle encore très restreint de femmes ayant dirigé un gouvernement dans le monde arabe, après notamment la Tunisienne Najla Bouden.

À l’issue de son audience avec le Roi, elle a déclaré qu’elle allait œuvrer à proposer un gouvernement répondant aux attentes du souverain et des citoyens marocains. Elle a également indiqué que l’audience royale avait été l’occasion de recevoir les orientations de Mohammed VI pour la prochaine étape.

De Marrakech à la tête du gouvernement

Née le 3 janvier 1976 à Marrakech, Fatima Ezzahra El Mansouri est avocate spécialisée dans le droit foncier et immobilier. Elle est inscrite au barreau de Marrakech depuis le 22 mars 2005. Sa formation comprend notamment une licence en droit privé obtenue à l’université Mohammed V de Rabat, un DEA en droit des contrats d’affaires à l’université de Montpellier et un certificat en droit anglo-saxon de Pace University aux États-Unis.

Son entrée en politique remonte à 2007, lorsqu’elle rejoint le Mouvement de tous les démocrates. En 2008, elle participe à la fondation du Parti Authenticité et Modernité. Elle devient ensuite présidente du conseil communal de Marrakech entre 2009 et 2015, avant d’être élue députée au Parlement en 2011.

Elle retrouve un mandat parlementaire en 2016 et préside, de 2015 à 2024, le Conseil national du PAM. En 2021, elle reprend la présidence du conseil communal de Marrakech, fonction qu’elle doit exercer jusqu’en 2027.

La même année, elle entre au gouvernement comme ministre de l’Aménagement du territoire national, de l’Urbanisme, de l’Habitat et de la Politique de la ville, portefeuille qu’elle conserve jusqu’en 2026. Depuis 2024, elle coordonne la direction collégiale du PAM.

Désormais chargée de former le gouvernement, Fatima Ezzahra El Mansouri devra transformer la victoire électorale du PAM en majorité parlementaire et conduire les consultations destinées à constituer le nouvel exécutif. Son arrivée à la tête du gouvernement intervient dans une période où le Maroc doit notamment poursuivre ses grands projets nationaux et préparer les échéances liées à la Coupe du monde 2030, coorganisée avec l’Espagne et le Portugal.

Commentaires (0)

Soyez le premier à commenter cet article.