Être bienveillant ne signifie pas s'effacer ou tout accepter. À l'occasion de la Journée internationale de la gentillesse, célébrée le 3 novembre, la coach professionnelle Awa Ly Ndiaye, certifiée en leadership personnel et en intelligence relationnelle, a livré à Seneweb sa vision de la bienveillance dans le management, le couple et la vie quotidienne.
« La véritable gentillesse, c'est la considération que l'on accorde à l'autre, sans nécessairement attendre quelque chose en retour », explique-t-elle. « Aujourd'hui, on parle beaucoup de savoir s'imposer, mais pas suffisamment de la manière dont nous faisons sentir aux autres qu'ils comptent. »
Dans le monde professionnel, elle estime que la bienveillance permet « de recadrer sans humilier », mais aussi de prendre une décision ferme lorsqu'une personne ne respecte pas ses engagements. « On n'a pas besoin de devenir agressif pour être pris au sérieux. Une parole calme, claire et suivie d'actes peut avoir beaucoup de poids », souligne-t-elle, avant d'ajouter que « l'autorité se construit à travers la clarté des décisions, la cohérence et la justice ».
Dans le couple, Awa Ly Ndiaye rappelle que les blessures d'un partenaire méritent d'être entendues, mais « ne lui donnent pas tous les droits ». « Aimer quelqu'un ne signifie pas avoir la capacité de le réparer à sa place. Lorsqu'il y a de la violence ou de la peur, la priorité doit être de se protéger et de chercher du soutien », insiste-t-elle. Face aux pardons répétés, elle invite à se poser une question : « après les excuses, qu'est-ce qui change réellement ? », en distinguant le pardon, la confiance et la poursuite de la relation.
Interrogée sur l'expression « Trop bon, trop con », elle y voit surtout la déception de personnes blessées par leur générosité, mais refuse de « faire un mauvais procès » à la gentillesse : « On peut apprendre à mieux choisir à qui donner, dans quelles conditions et jusqu'où aller. » Pour poser ses limites sans culpabiliser, elle conseille de s'accorder un délai avant de répondre et d'apprendre à refuser sans se justifier interminablement.
« Notre gentillesse a de la valeur. Nous n'avons pas besoin de souffrir pour la prouver », conclut la coach.






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