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Politique

Fonds spéciaux de la Primature : Ousmane Sonko détaille les raisons de sa demande de rallonge

Ousmane Sonko a apporté des précisions sur la polémique autour d’une demande de rallonge des fonds spéciaux de la Primature, un sujet qui alimente depuis plusieurs semaines le débat politique et institutionnel au Sénégal. L’ancien Premier ministre a choisi…

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Fonds spéciaux de la Primature : Ousmane Sonko détaille les raisons de sa demande de rallonge

Ousmane Sonko a apporté des précisions sur la polémique autour d’une demande de rallonge des fonds spéciaux de la Primature, un sujet qui alimente depuis plusieurs semaines le débat politique et institutionnel au Sénégal. L’ancien Premier ministre a choisi de répondre aux accusations en présentant le détail des dépenses qui, selon lui, avaient justifié cette sollicitation budgétaire.

La polémique avait été relancée fin juillet par le ministre de l’Enseignement supérieur, Abdourahmane Diouf. Ce dernier avait affirmé que l’enveloppe de 1,77 milliard de francs CFA destinée aux fonds spéciaux de la Primature avait été épuisée sous la gestion d’Ousmane Sonko, avant qu’une demande de complément ne soit formulée. Il n’avait toutefois pas précisé si cette rallonge avait effectivement été accordée.

Face à ces accusations, Ousmane Sonko a voulu remettre les chiffres au centre du débat. Selon ses explications, la demande de crédits supplémentaires ne répondait pas à une volonté d’augmenter discrétionnairement les fonds disponibles, mais à la nécessité de couvrir plusieurs dépenses identifiées au niveau de la Primature et qui nécessitaient, selon lui, une inscription dans une loi de finances rectificative.

Le principal poste évoqué concerne une enveloppe de 940,56 millions de francs CFA destinée à l’acquisition de véhicules auprès de l’ONRAC, l’Office national de régulation des activités de transport routier de personnes, de marchandises et de matières dangereuses. Cette dépense représente à elle seule la plus importante partie des crédits supplémentaires évoqués par l’ancien Premier ministre.

À cette somme s’ajoutaient 87 millions de francs CFA consacrés à la couverture budgétaire d’un marché portant sur l’évaluation ainsi que l’audit technique et financier du programme décennal de gestion des inondations. Ousmane Sonko inscrit cette dépense dans le cadre du suivi et de l’évaluation d’un programme public nécessitant, selon lui, une prise en charge budgétaire spécifique.

Une autre enveloppe de 100 millions de francs CFA était destinée à la prise en charge des activités du comité chargé de la commémoration du massacre de Thiaroye de 1944. Cette ligne budgétaire devait permettre de financer les activités liées à cet événement historique, qui occupe une place particulière dans la mémoire nationale.

Enfin, 300 millions de francs CFA étaient prévus pour les travaux de remise aux normes du Building administratif. D’après les explications fournies par Ousmane Sonko, cette enveloppe devait notamment couvrir des dépenses liées à des dédommagements ainsi qu’à l’installation de certains équipements.

Au total, les différents postes cités représentent près de 1,43 milliard de francs CFA. Ousmane Sonko explique ainsi que la demande évoquée par Abdourahmane Diouf correspondait à des besoins précis, identifiés et ventilés entre plusieurs opérations de la Primature.

« La Primature est confrontée à certains membres de dépenses dont la prise en charge nécessite une inscription dans la prochaine loi de finances rectificative », a expliqué l’ancien Premier ministre, donnant ainsi un éclairage sur l’origine de la demande de rallonge.

Cette mise au point intervient alors que la question des fonds spéciaux fait l’objet d’un débat plus large sur la transparence, le contrôle des dépenses publiques et les mécanismes budgétaires applicables aux plus hautes institutions de l’État. La controverse dépasse désormais le seul montant sollicité et porte également sur les conditions dans lesquelles ces crédits sont demandés, utilisés et contrôlés.

En détaillant les différentes lignes de dépenses, Ousmane Sonko cherche ainsi à répondre à l’accusation selon laquelle l’enveloppe initiale aurait simplement été consommée avant qu’une nouvelle rallonge ne soit sollicitée. Son explication consiste plutôt à présenter cette demande comme la conséquence de dépenses spécifiques nécessitant une régularisation ou une inscription budgétaire complémentaire.

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