Dans une tribune relayée par PressAfrik, Abdourahmane Sarr se prononce sur le bras de fer autour de la loi de finances rectificative (LFR) 2026. Il rappelle que le FMI avait donné son accord sur la LFR déposée à l'Assemblée nationale, accompagnée de la loi de finances initiale 2027, avec trois objectifs : la soutenabilité budgétaire, la protection des couches vulnérables et la préservation des dépenses prioritaires.
Un compromis « meilleur » que l'accord initial
Selon lui, si une LFR 2026 « de réalisation probable » est adoptée, le déficit budgétaire sera beaucoup plus faible que prévu dans l'accord avec l'exécutif, et celui de 2027, après rebasage, pourrait facilement se situer à 3 % du PIB. Il estime même que le financement de 2026 pourrait être bouclé sans le décaissement du FMI. Un compromis entre l'exécutif et le législatif serait donc, à ses yeux, « meilleur que ce qui avait été convenu ».
La dissolution évoquée
Ce compromis devrait, selon lui, faire l'objet d'un engagement conjoint de l'exécutif et de la majorité parlementaire pour que le conseil d'administration du FMI approuve le programme. « À défaut, il faudra dissoudre l'Assemblée nationale le 2 décembre pour que le peuple puisse arbitrer cette impasse si le Sénégal veut un programme avec le FMI », écrit-il, avant d'ajouter : « Le Sénégal ne doit pas être géré dans le juridisme quand le peuple souverain peut arbitrer lui-même. »
« La dette du Sénégal est viable »
Il juge un programme avec le FMI « désirable », tout en réaffirmant ses positions : la dette du Sénégal est viable, elle peut être refinancée sans restructuration, et les ressources du PRES auraient contribué à hauteur de 300 milliards aux 955 milliards de recettes collectées entre 2025 et 2026. Pour lui, 2027 devrait être l'année de mise en œuvre de la SND « avec des finances publiques assainies ».






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