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Politique

Fonds politiques : Ibrahima Hamidou Dème interpelle le gouvernement après l’annonce des 7,2 milliards FCFA d’aide alimentaire

L’annonce par le gouvernement sénégalais d’un plan d’assistance alimentaire et pastorale doté de 7,2 milliards de FCFA relance le débat sur la gestion des fonds politiques. Alors que l’exécutif entend apporter une réponse aux populations confrontées à une…

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Fonds politiques : Ibrahima Hamidou Dème interpelle le gouvernement après l’annonce des 7,2 milliards FCFA d’aide alimentaire

L’annonce par le gouvernement sénégalais d’un plan d’assistance alimentaire et pastorale doté de 7,2 milliards de FCFA relance le débat sur la gestion des fonds politiques. Alors que l’exécutif entend apporter une réponse aux populations confrontées à une situation d’insécurité alimentaire sévère et soutenir les éleveurs durant la période de soudure, Ibrahima Hamidou Dème estime que cette initiative pose également la question de la transparence dans l’utilisation des ressources publiques.

Le président du mouvement Ensemble pour le Travail, l’Intégrité, l’Éthique et la Citoyenneté (ETIC) s’est saisi de cette actualité pour remettre sur la table la question des fonds politiques attribués aux plus hautes autorités de l’État. Dans une déclaration, celui que l’on surnomme le « Juge Dème » s’interroge sur la possibilité de maintenir des enveloppes financières importantes, dont les modalités de gestion restent, selon lui, insuffisamment transparentes, alors que les besoins sociaux demeurent considérables.

« Le gouvernement annonce avoir mobilisé 7,2 milliards de FCFA pour financer un plan d’assistance alimentaire et pastorale au profit de 836 786 personnes en situation d’insécurité alimentaire sévère ainsi que de 490 214 unités de bétail. Dans un pays où l’urgence sociale est aussi criante, peut-on accepter que des autorités politiques disposent de plusieurs milliards de fonds politiques gérés dans la plus grande opacité ? », a-t-il déclaré.

Cette sortie intervient dans un contexte où le gouvernement a décidé de mobiliser des ressources pour répondre aux difficultés alimentaires auxquelles font face des centaines de milliers de personnes. Le dispositif annoncé vise notamment les ménages en situation d’insécurité alimentaire sévère, mais également le cheptel confronté aux conséquences de la période de soudure. Pour Ibrahima Hamidou Dème, l’importance des sommes engagées pour répondre à ces urgences sociales doit nécessairement s’accompagner d’une réflexion plus large sur la transparence et la traçabilité de l’ensemble des ressources publiques.

Le débat sur les fonds politiques n’est toutefois pas nouveau. Ibrahima Hamidou Dème avait déjà saisi la Cour de justice de la CEDEAO pour demander à l’État du Sénégal de rendre publics les montants attribués au président de la République et au Premier ministre au titre de ces fonds. À travers cette démarche, l’ancien magistrat entendait notamment obtenir davantage de clarté sur les sommes mises à la disposition des plus hautes autorités et sur les règles encadrant leur utilisation.

Cette requête avait été introduite dans le sillage des déclarations d’Ousmane Sonko sur l’existence de fonds politiques mis à la disposition du Premier ministre. Le chef du gouvernement avait alors affirmé disposer d’une enveloppe dépassant 1,7 milliard de FCFA, sans préciser si ce montant correspondait à une dotation annuelle ou trimestrielle.

Cette déclaration avait suscité de nombreuses interrogations dans l’espace public, notamment sur la nature de ces fonds, leur cadre juridique, leur niveau exact et les mécanismes de contrôle auxquels ils sont soumis. Pour Ibrahima Hamidou Dème, la question demeure d’autant plus importante que les autorités publiques sont appelées à gérer des ressources dans un contexte marqué par de fortes contraintes budgétaires et des besoins sociaux croissants.

La nouvelle polémique intervient ainsi au moment où l’exécutif met en avant la nécessité de mobiliser des moyens conséquents pour répondre aux urgences sociales. À travers son interpellation, le président d’ETIC souhaite remettre la transparence budgétaire au cœur du débat public et réclame une clarification sur les ressources allouées aux autorités au titre des fonds politiques.

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