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Politique

Macky Sall plaide pour une réforme du financement mondial et un accès plus équitable à la dette

Face aux États membres des Nations unies, dans le cadre du Grand Oral des candidats au poste de Secrétaire général de l’organisation, Macky Sall a poursuivi son plaidoyer en faveur d’une réforme de la gouvernance économique mondiale. Après avoir défendu un…

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Macky Sall plaide pour une réforme du financement mondial et un accès plus équitable à la dette

Face aux États membres des Nations unies, dans le cadre du Grand Oral des candidats au poste de Secrétaire général de l’organisation, Macky Sall a poursuivi son plaidoyer en faveur d’une réforme de la gouvernance économique mondiale. Après avoir défendu un multilatéralisme fondé sur le dialogue et la coopération, l’ancien président du Sénégal a consacré une large partie de son intervention aux difficultés de financement auxquelles sont confrontés les pays en développement.

Selon lui, l’un des principaux obstacles au développement ne réside pas tant dans le niveau d’endettement des États du Sud que dans les conditions particulièrement coûteuses auxquelles ils accèdent aux marchés financiers internationaux. « Ce poids de la dette, pour les pays en développement, est moins dû à l’ampleur de la dette qu’aux conditions de la dette », a-t-il déclaré devant les délégations réunies au siège des Nations unies.

Pour illustrer cette inégalité, Macky Sall a mis en avant l’écart considérable entre les coûts d’emprunt supportés par les pays développés et ceux imposés aux économies émergentes et en développement. Selon lui, ces dernières sont contraintes de s’endetter à des taux pouvant être cinq à huit fois supérieurs à ceux pratiqués pour les pays les plus riches, une situation qui limite leurs capacités d’investissement dans les secteurs prioritaires comme l’éducation, la santé, les infrastructures ou encore la transition énergétique.

L’ancien chef de l’État estime que cette réalité est largement imputable au fonctionnement actuel des marchés financiers internationaux. Il a notamment pointé du doigt les mécanismes de garantie ainsi que les primes de risque appliquées aux pays en développement, qu’il juge excessives et pénalisantes. À ses yeux, ces pratiques entretiennent un déséquilibre structurel qui freine durablement les ambitions de croissance et de développement des économies du Sud.

Pour corriger cette situation, Macky Sall a proposé l’ouverture d’une concertation internationale réunissant les agences de notation, les États membres des Nations unies et les principales institutions financières internationales. L’objectif serait de définir un cadre plus juste permettant à tous les pays d’accéder à des conditions de financement plus équitables, indépendamment de leur niveau de développement.

Au-delà de la question de la dette, le candidat au poste de Secrétaire général de l’ONU a également alerté sur la diminution des financements publics destinés au développement. Selon lui, cette baisse réduit considérablement les marges de manœuvre des pays les plus vulnérables et compromet la réalisation des objectifs de développement durable.

Dans ce contexte, Macky Sall a plaidé pour une mobilisation plus importante des financements privés. Toutefois, il a souligné que cette stratégie ne pourra produire les résultats attendus qu’à condition de réduire les risques qui freinent les investisseurs. Pour lui, l’atténuation de ces risques constitue la principale clé pour attirer davantage de capitaux privés vers les pays en développement.

Enfin, l’ancien président sénégalais a insisté sur la nécessité de renforcer les partenariats économiques et les investissements afin de favoriser les échanges commerciaux entre les États. Il a estimé qu’un environnement financier plus équilibré profiterait non seulement aux pays en développement, mais également à l’ensemble de la communauté internationale, en stimulant une croissance plus inclusive et en consolidant la stabilité économique mondiale. Selon lui, un accès plus équitable au financement constitue aujourd’hui un enjeu majeur pour bâtir un développement durable au bénéfice de tous les États membres des Nations unies.

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