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Politique

Rupture entre Diomaye Faye et Pastef : Guy Marius Sagna dénonce un « braquage électoral » et un « déni démocratique »

La crise politique née des divergences entre le président Bassirou Diomaye Faye et le parti Pastef continue de susciter de vives réactions au sein de la majorité. Après l’annonce selon laquelle aucun membre de Pastef ne figurera dans le futur gouvernement…

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Rupture entre Diomaye Faye et Pastef : Guy Marius Sagna dénonce un « braquage électoral » et un « déni démocratique »

La crise politique née des divergences entre le président Bassirou Diomaye Faye et le parti Pastef continue de susciter de vives réactions au sein de la majorité. Après l’annonce selon laquelle aucun membre de Pastef ne figurera dans le futur gouvernement dirigé par le Premier ministre Ahmadou Al Aminou Mohamed Lô, plusieurs responsables du parti ont exprimé leur désaccord avec cette orientation.

Parmi les premières voix à s’élever figure celle du député Guy Marius Sagna, considéré comme l’un des proches collaborateurs d’Ousmane Sonko. Dans une publication diffusée sur les réseaux sociaux ce lundi, le parlementaire a vivement critiqué la décision qui écarte le parti majoritaire de l’équipe gouvernementale.

Selon lui, l’absence de représentants de Pastef au sein de l’exécutif constitue une remise en cause directe du verdict des urnes. Il estime que la majorité parlementaire issue des élections législatives du 17 novembre 2024, qui a permis à Pastef d’obtenir 130 des 165 sièges de l’Assemblée nationale, devrait naturellement se traduire par une présence déterminante du parti dans la conduite de l’action gouvernementale.

« Un président de la République qui ne s’entend pas avec Pastef pour la constitution d’un gouvernement est un président qui refuse d’appliquer le résultat des urnes », a déclaré Guy Marius Sagna, accusant le chef de l’État de ne pas respecter « la souveraineté populaire issue des urnes ».

Le député est allé plus loin en qualifiant la situation de « déni démocratique » et de « braquage électoral » visant à priver Pastef et ses électeurs des responsabilités gouvernementales correspondant à leur poids politique au Parlement.

Cette sortie intervient quelques heures après la publication d’un communiqué de Pastef annonçant qu’aucun de ses membres ne participerait au nouveau gouvernement. Le parti a révélé qu’un long entretien s’était tenu dans la journée entre le président Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko afin de tenter de rapprocher les positions.

D’après le communiqué, les discussions ont permis de constater l’existence de plusieurs points de convergence entre les deux dirigeants. Toutefois, elles ont également mis en évidence des divergences importantes, notamment sur « la place et le rôle de la majorité dans le dispositif exécutif ».

Cette question apparaît aujourd’hui comme le principal point de friction entre la présidence de la République et le parti qui constitue pourtant la première force politique du pays. La décision de former un gouvernement sans représentants de Pastef marque ainsi une rupture majeure dans les relations entre le chef de l’État et la formation politique qui l’a porté au pouvoir.

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