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Politique

Mamoudou Ibra Kane critique l’implication d’avocats français dans les affaires politiques sénégalaises

L’intervention récurrente d’avocats français dans les dossiers politiques sénégalais continue de susciter des réactions. Cette fois, c’est Mamoudou Ibra Kane, leader du mouvement Demain c’est maintenant et journaliste de renom, qui a vivement réagi à cette…

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Mamoudou Ibra Kane critique l’implication d’avocats français dans les affaires politiques sénégalaises

L’intervention récurrente d’avocats français dans les dossiers politiques sénégalais continue de susciter des réactions. Cette fois, c’est Mamoudou Ibra Kane, leader du mouvement Demain c’est maintenant et journaliste de renom, qui a vivement réagi à cette présence jugée envahissante. Dans un message publié sur le réseau social X, il a ironisé sur la situation, estimant que « le tandem Diomaye-Sonko a son Branco, Macky Sall a son Sur », avant d’ajouter : « À chacun son avocat français ou sa “robe blanche”. Par parenthèse, aucun sentiment de xénophobie, encore moins de racisme, ne nous habite. »

Revenant sur la longue histoire des avocats français impliqués dans les grandes affaires sénégalaises, Mamoudou Ibra Kane a rappelé que cette tradition remonte à plusieurs décennies. « De la crise de décembre 1962 à la crise de la dette d’aujourd’hui, en passant par le bras de fer Diouf-Wade ou le clash Wade-Idy, on a connu, au Sénégal, bien des dossiers judiciaires brûlants avec la présence bruyante des avocats de la France », a-t-il souligné. Citant les noms de figures marquantes du barreau français comme Robert Badinter, Jacques Vergès, Olivier Sur ou encore Juan Branco, il a dressé le portrait d’une continuité historique où la justice sénégalaise semble toujours faire place à une influence venue de l’Hexagone.

Mais c’est surtout l’attitude de Me Juan Branco, avocat et proche du Premier ministre Ousmane Sonko, qui cristallise les critiques du journaliste. Mamoudou Ibra Kane juge « choquantes » les interventions répétées de l’avocat français dans le débat public sénégalais, estimant qu’elles contredisent le discours de rupture et de souveraineté porté par le président Bassirou Diomaye Faye et son chef de gouvernement. « Voir ses deux “sorciers blancs” se pavaner comme un paon fait plus que désordre », a-t-il lancé, fustigeant ce qu’il considère comme une incohérence flagrante entre le discours politique du pouvoir et ses actes.

Selon lui, cette contradiction risque de fragiliser davantage la crédibilité du duo exécutif. « Bientôt l’État-Pastef ne pourra convaincre personne de la sincérité de son discours. Les déclarations guerrières d’hier invitant la France à “enlever son genou de notre cou” sonnent faux », a-t-il déclaré, dénonçant un double langage qui minerait la confiance populaire. Pour Mamoudou Ibra Kane, les récents débats sur la « dette cachée » et les « rapports cachés » illustrent une forme d’asservissement économique et politique, loin de l’idéal souverainiste promis par les nouvelles autorités.

« Le duo (ou duel ?) Diomaye-Sonko a livré le pays, pieds et poings liés, au FMI et à toute la finance internationale. C’est comme si l’État-Pastef est en train de créer les conditions systémiques de son propre asservissement », a-t-il ajouté avec amertume, estimant que la gouvernance actuelle reproduit les mêmes travers que celle qu’elle critiquait autrefois.

En conclusion, le leader de Demain c’est maintenant appelle à une prise de conscience du peuple face à ce qu’il considère comme une dérive du pouvoir. « Le peuple sénégalais, lui, ne se contentera plus d’avaler les épines de la “révolution” – mon œil ! – tandis que vous vous gavez des délices du pouvoir. Un homme qui crie n’est pas un ours qui danse », a-t-il lancé, dans une formule à la fois poétique et cinglante.

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