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Politique

Élections locales : Moussa Tine annonce une grande coalition et plaide pour des réformes institutionnelles

L’ancien député et président du parti Alliance Démocratique Pencco, Moussa Tine, a dévoilé, ce dimanche, sur le plateau de l’émission Face au Jury de PressafrikTVHD, l’existence de tractations au sein de l’opposition pour mettre en place une vaste…

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Élections locales : Moussa Tine annonce une grande coalition et plaide pour des réformes institutionnelles

L’ancien député et président du parti Alliance Démocratique Pencco, Moussa Tine, a dévoilé, ce dimanche, sur le plateau de l’émission Face au Jury de PressafrikTVHD, l’existence de tractations au sein de l’opposition pour mettre en place une vaste coalition en vue des prochaines élections locales. Objectif affiché : constituer une force politique capable de rivaliser avec le parti au pouvoir, Pastef, et de lui disputer le contrôle des collectivités territoriales. Selon lui, les discussions avancent et visent à réunir des sensibilités diverses autour d’un programme commun, afin de proposer une alternative crédible sur le terrain.

Au cours de l’entretien, Moussa Tine a également évoqué ses relations avec certaines figures politiques majeures. Sur Khalifa Sall, il a insisté sur des liens allant au-delà du champ purement politique, rappelant l’existence d’une amitié et de relations familiales. En ce qui concerne Barthélemy Dias, il a précisé que, bien qu’ils n’aient pas échangé depuis quatre ou cinq mois, il n’existe aucun différend entre eux. Il explique cette distance par des cheminements politiques distincts, tout en soulignant qu’il ne ferme pas la porte à la collaboration.

Moussa Tine n’a pas hésité à critiquer certaines pratiques actuelles du pouvoir, notamment les arrestations pour délit d’« offense ». Il a dénoncé l’absence de tolérance vis-à-vis de la critique et les incohérences dans la manière dont les insultes sont sanctionnées. « Ce n’est pas parce qu’on te traite de gougnafier que tu dois envoyer une personne en prison. Et puis, de ton côté, tu traites des gens de fumiers et tu n’es pas inquiété, ce n’est pas normal », a-t-il martelé. À travers cet exemple, il a voulu illustrer le déséquilibre et le manque de cohérence dans l’application de la loi, appelant les autorités à accepter le jeu démocratique et la contradiction.

Pour l’ancien parlementaire, l’État ne doit pas être réduit à des individus, mais doit incarner des valeurs et des principes immuables. Il estime nécessaire d’instaurer une constance dans la défense de ces principes, quel que soit le statut politique du moment. Il dénonce l’attitude de certains acteurs qui, une fois arrivés au pouvoir, reproduisent les mêmes dérives qu’ils condamnaient auparavant.

Sur le plan institutionnel, Moussa Tine a réaffirmé sa conviction que l’indépendance de la justice doit être une priorité. Il considère comme problématique le fait que le président de la République préside le Conseil supérieur de la magistrature, ce qui, selon lui, met à mal l’équilibre des pouvoirs. Il a également pointé la position dominante du procureur de la République face aux juges, plaidant pour un réajustement qui passerait par la création d’un « juge des libertés », garant impartial des droits fondamentaux et de la protection des citoyens.

En exposant à la fois ses ambitions électorales et ses propositions de réformes profondes, Moussa Tine cherche à ancrer son discours dans une double dynamique : affronter le Pastef sur le terrain politique local et contribuer à un débat national sur la gouvernance et la justice. À quelques mois du scrutin, ses prises de position visent à mobiliser l’opposition tout en posant les jalons d’un programme qui mêle stratégie électorale et réformes structurelles.

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