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Politique

Violences politiques entre 2021 et 2024 : L’Assemblée adopte la loi d’amnistie

Le projet de loi, qui amnistie "tous les faits susceptibles de revêtir la qualification d'infraction criminelle ou correctionnelle commis entre le 1er février 2021 et le 25 février 2024, tant au Sénégal qu'à l'étranger, se rapportant à des manifestations…

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Violences politiques entre 2021 et 2024 : L’Assemblée adopte la loi d’amnistie

Le projet de loi, qui amnistie "tous les faits susceptibles de revêtir la qualification d'infraction criminelle ou correctionnelle commis entre le 1er février 2021 et le 25 février 2024, tant au Sénégal qu'à l'étranger, se rapportant à des manifestations ou ayant des motivations politiques", s'inscrit dans le contexte des épisodes de violences politiques qui ont émaillé la période mentionnée.

Les troubles ont été marqués par des émeutes, des affrontements, des saccages et des pillages, principalement liés aux tensions entre l'opposant Ousmane Sonko et le pouvoir. Les événements de février 2024, consécutifs au report des élections, ont également exacerbé les tensions, entraînant des pertes humaines, des blessures et des arrestations massives.

La présidence justifie cette amnistie en évoquant "l'apaisement du climat politique et social". Cependant, la mesure est loin de faire l'unanimité. Des opposants, tant politiques que sociaux, s'indignent du fait que les forces de sécurité et les responsables gouvernementaux ne seraient pas tenus de rendre des comptes, tandis que des dizaines d'opposants pourraient recouvrer la liberté dès la publication de la loi au Journal officiel.

Cette amnistie, censée favoriser la réconciliation nationale, soulève des interrogations sur l'équilibre entre justice et stabilité politique. Alors que certains estiment qu'elle contribuera à apaiser les tensions, d'autres craignent qu'elle n'entraîne une impunité préjudiciable à l'éthique démocratique du pays.

L'adoption de cette loi d'amnistie marque un tournant significatif dans le paysage politique sénégalais et suscite l'attention sur les enjeux de la mémoire collective et de la responsabilité politique dans le contexte des conflits politiques.

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