Le responsable sanitaire a décrit plusieurs obstacles au suivi médical. La proximité de la Gambie, avec laquelle le département partage une frontière d’environ 130 kilomètres, favorise une forte mobilité transfrontalière. Les déplacements répétés de certains patients compliquent la continuité des consultations et des traitements antirétroviraux, et rendent plus difficile le suivi des personnes dépistées positives.
Le manque de ressources financières est également cité parmi les facteurs qui éloignent certains malades des structures de santé. Les contraintes économiques peuvent entraîner des consultations manquées et rendre plus difficile le maintien d’un contact régulier entre les patients et les équipes médicales. Les autorités sanitaires s’inquiètent du nombre de personnes qui échappent ainsi au suivi.
À l’issue de la réunion, le préfet et le médecin-chef du district ont convenu de renforcer les actions de sensibilisation. L’objectif est d’encourager le dépistage précoce, d’informer les populations sur les services disponibles et de consolider l’accompagnement des personnes suivies dans le département.
Dans cette zone frontalière, les autorités veulent adapter les réponses de santé publique aux réalités de mobilité et d’accès aux soins. Les campagnes prévues devront contribuer à mieux orienter les personnes vers le dépistage et à soutenir la régularité du suivi, sans stigmatisation des personnes concernées.






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