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Société

Dette présumée de 650 millions d’euros : le FDR exige la transparence et réclame une enquête parlementaire

Le débat autour de la gestion de la dette publique prend une nouvelle tournure. Le Front pour la Défense de la Démocratie et de la République (FDR) est monté au créneau après les révélations du Financial Times faisant état d’une dette présumée de 650…

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Dette présumée de 650 millions d’euros : le FDR exige la transparence et réclame une enquête parlementaire

Le débat autour de la gestion de la dette publique prend une nouvelle tournure. Le Front pour la Défense de la Démocratie et de la République (FDR) est monté au créneau après les révélations du Financial Times faisant état d’une dette présumée de 650 millions d’euros contractée de manière non divulguée. Dans un communiqué, l’opposition affirme que ces informations ont été accueillies avec « stupéfaction et indignation » par l’opinion publique.

Selon le FDR, ces opérations financières traduisent une dérive inquiétante dans la gestion des finances publiques. Le collectif accuse le gouvernement dirigé par le Premier ministre Ousmane Sonko de recourir à des mécanismes qu’il qualifie « d’expédients financiers toxiques », allant jusqu’à affirmer que le pays serait désormais « sous hypothèque ». Cette sortie intervient dans un contexte déjà marqué par des interrogations sur la soutenabilité de la dette et la transparence budgétaire.

Au cœur des critiques, l’utilisation présumée de produits financiers complexes appelés Total Return Swaps (TRS). Pour le FDR, ces instruments, souvent utilisés dans des situations de tension financière, comportent des risques élevés. L’opposition soutient que, dans l’hypothèse d’un défaut de paiement, ces accords pourraient accorder une priorité de remboursement à certains créanciers privés, au détriment des dépenses essentielles comme l’éducation, la santé ou les infrastructures. Elle évoque également les récentes dégradations de la note souveraine par les agences internationales pour souligner la fragilité du contexte économique.

Le Front va plus loin en dénonçant une opacité totale autour de ces opérations. Selon lui, le gouvernement n’aurait pas seulement contracté des engagements financiers sans communication publique suffisante, mais aurait aussi recours à des mécanismes jugés parmi les plus risqués du système financier international. Pour appuyer son propos, le FDR rappelle les mises en garde historiques de l’investisseur Warren Buffett, qui avait qualifié certains produits dérivés « d’armes financières de destruction massive », en raison de leur potentiel déstabilisateur pour les économies.

Face à ce qu’il considère comme une situation grave, le FDR exige des clarifications immédiates. L’opposition réclame la publication intégrale des contrats de swaps qui auraient été conclus, notamment avec l’Africa Finance Corporation et la First Abu Dhabi Bank. Elle demande également des détails précis sur les actifs mis en garantie, les conditions financières, les taux appliqués ainsi que les éventuelles commissions versées aux intermédiaires.

Au-delà de la transparence, le FDR appelle à une réponse institutionnelle forte. Il invite l’Assemblée nationale à mettre en place une commission d’enquête parlementaire afin de faire toute la lumière sur ces emprunts et d’évaluer leur impact réel sur les finances publiques. L’objectif, selon le Front, est de garantir une reddition des comptes et d’éviter toute dérive susceptible de compromettre la souveraineté économique du pays.

Enfin, le collectif appelle les forces vives de la nation à se mobiliser pour exiger une gestion plus transparente et plus rigoureuse des ressources publiques. Cette nouvelle sortie de l’opposition relance ainsi le débat sur la gouvernance économique, dans un contexte où la question de la dette devient un enjeu central du débat public.

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