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CAN 2025 : quelles sanctions possibles contre le Sénégal ? L’éclairage juridique du magistrat Mamadou Yakham Keita

Au lendemain de la finale mouvementée de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 entre le Sénégal et le Maroc, remportée par les Lions de la Teranga après prolongation, le débat s’est rapidement déplacé du terrain sportif vers le terrain disciplinaire. La…

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CAN 2025 : quelles sanctions possibles contre le Sénégal ? L’éclairage juridique du magistrat Mamadou Yakham Keita

Au lendemain de la finale mouvementée de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 entre le Sénégal et le Maroc, remportée par les Lions de la Teranga après prolongation, le débat s’est rapidement déplacé du terrain sportif vers le terrain disciplinaire. La sortie momentanée des joueurs sénégalais de la pelouse, en signe de protestation contre des décisions arbitrales jugées contestables, a suscité de nombreuses interrogations sur d’éventuelles sanctions que pourrait infliger la Confédération africaine de football (CAF).

Pour apporter un éclairage juridique à cette situation, le magistrat Mamadou Yakham Keita s’est exprimé à travers une analyse publiée sur sa page Facebook. D’emblée, il a tenu à rappeler le cadre institutionnel dans lequel s’inscrit la compétition. La CAN relève exclusivement de la juridiction de la CAF, seule habilitée à apprécier les faits et à décider d’éventuelles sanctions disciplinaires à l’encontre des équipes, joueurs ou officiels.

Selon le magistrat, si la CAF venait à considérer que la sortie temporaire des Lions constitue une infraction aux règlements, les sanctions envisageables restent, dans la pratique, relativement encadrées. Il s’agirait le plus souvent d’une amende financière, d’un avertissement formel ou, le cas échéant, de sanctions individuelles ciblant certains joueurs ou membres du staff, en fonction des responsabilités établies. Mamadou Yakham Keita souligne ainsi que, même si la CAF dispose légalement d’un large pouvoir disciplinaire, les décisions prononcées dans le cadre des compétitions africaines demeurent généralement proportionnées aux faits reprochés.

Le juriste a également tenu à rassurer l’opinion publique sur un point précis qui alimente de nombreuses inquiétudes : l’éventualité d’une sanction ayant des répercussions sur la participation du Sénégal à la Coupe du monde. À ce stade, explique-t-il, rien ne permet d’affirmer qu’une telle conséquence est envisageable. En l’absence d’une décision officielle exceptionnelle de la CAF allant dans ce sens, il n’y a pas lieu de craindre une remise en cause de la présence du Sénégal sur la scène mondiale.

Par ailleurs, Mamadou Yakham Keita rappelle que le droit disciplinaire sportif prévoit des voies de recours. Si le Sénégal estimait qu’une éventuelle sanction est injustifiée ou disproportionnée, la Fédération sénégalaise de football pourrait saisir la Commission d’appel de la CAF. Ce recours doit toutefois être exercé dans des délais stricts, généralement fixés à trois jours après la notification officielle de la décision contestée.

Revenant sur l’essentiel, le magistrat invite surtout à la sérénité. Pour lui, le plus important reste le verdict du terrain. Malgré les tensions, la confusion et les décisions arbitrales controversées, le Sénégal a su faire preuve de caractère. Après l’interruption du jeu consécutive au penalty sifflé en faveur du Maroc, c’est Sadio Mané qui a joué un rôle clé en rassemblant ses coéquipiers et en les convainquant de reprendre le match. Brahim Díaz a ensuite manqué son penalty, avant que Pape Gueye ne libère tout un peuple grâce à une frappe somptueuse en prolongation, offrant au Sénégal un deuxième sacre continental historique.

« La deuxième étoile est déjà gravée », conclut Mamadou Yakham Keita, appelant les Sénégalais à garder leur calme et à savourer une victoire acquise sur le terrain. Pour lui, quelles que soient les suites disciplinaires éventuelles, le titre est légitime et restera à jamais inscrit dans l’histoire du football sénégalais.

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