Flash info
Kaolack – Éducation : Ahmed Youssouph Bengelloune inaugure de nouvelles infrastructures scolaires à Ndiobène Tallène et NdiédiengPendo Guissé porte plainte contre Nabou GP pour diffamation, injures et menacesDette publique : Moody’s dégrade la note du Sénégal à Ca, mais relève la perspective à stableAffaire Nourah Ba : deux nouvelles plaintes déposées contre l’influenceuse, la DSC saisie par le parquetLe Dakarois Quotidien N°859 – 30/10/2026Le Dakarois Sports N°859 – 30/10/2026LFR 2026 : Ousmane Sonko reçu à huis clos par Serigne Mountakha, les communicateurs traditionnels appellent au dialogueAlerte à l’arnaque : la Police nationale traque les auteurs d’un faux recensement à domicileMODERNISATION DES SERVICES PORTUAIRES : Le Port Autonome de Dakar digitalise la traversée Dakar-GoréePLFR 2026 : le FMI met la pression sur le Sénégal et appelle à préserver les objectifs budgétairesAffaire Madiambal Diagne : la requête en annulation du mandat d’arrêt international enrôlée par la justiceÉtats-Unis : Modou Ngom condamné à 22 ans et demi de prison, son avocat annonce un appelAffaire de la vidéo intime d’« Anita » : la DSC exploite le téléphone de Khady Kébé, alias « Jessica »Affaire de la villa du Point E : Yaya Abdoul Kane défend la légalité du bail de Serigne Bassirou GuèyeYeumbeul Sud : un enfant de trois ans tué par un bus Tata, la colère des habitants éclateKaolack – Éducation : Ahmed Youssouph Bengelloune inaugure de nouvelles infrastructures scolaires à Ndiobène Tallène et NdiédiengPendo Guissé porte plainte contre Nabou GP pour diffamation, injures et menacesDette publique : Moody’s dégrade la note du Sénégal à Ca, mais relève la perspective à stableAffaire Nourah Ba : deux nouvelles plaintes déposées contre l’influenceuse, la DSC saisie par le parquetLe Dakarois Quotidien N°859 – 30/10/2026Le Dakarois Sports N°859 – 30/10/2026LFR 2026 : Ousmane Sonko reçu à huis clos par Serigne Mountakha, les communicateurs traditionnels appellent au dialogueAlerte à l’arnaque : la Police nationale traque les auteurs d’un faux recensement à domicileMODERNISATION DES SERVICES PORTUAIRES : Le Port Autonome de Dakar digitalise la traversée Dakar-GoréePLFR 2026 : le FMI met la pression sur le Sénégal et appelle à préserver les objectifs budgétairesAffaire Madiambal Diagne : la requête en annulation du mandat d’arrêt international enrôlée par la justiceÉtats-Unis : Modou Ngom condamné à 22 ans et demi de prison, son avocat annonce un appelAffaire de la vidéo intime d’« Anita » : la DSC exploite le téléphone de Khady Kébé, alias « Jessica »Affaire de la villa du Point E : Yaya Abdoul Kane défend la légalité du bail de Serigne Bassirou GuèyeYeumbeul Sud : un enfant de trois ans tué par un bus Tata, la colère des habitants éclate
Média

Le pouvoir veut liquider la presse privée, selon Mamadou Ibra Kane

Le climat est de plus en plus tendu entre le pouvoir en place et les professionnels des médias. Ce jeudi 30 octobre, le Front pour la défense de la liberté de la presse (FDLP) a organisé un grand rassemblement devant les locaux de la chaîne 7TV, à Dakar.…

🎧 Écouter l’article 0:00 / 0:00
0 écoute
Le pouvoir veut liquider la presse privée, selon Mamadou Ibra Kane

Le climat est de plus en plus tendu entre le pouvoir en place et les professionnels des médias. Ce jeudi 30 octobre, le Front pour la défense de la liberté de la presse (FDLP) a organisé un grand rassemblement devant les locaux de la chaîne 7TV, à Dakar. Cette manifestation intervient au lendemain de l’arrestation puis de la libération des journalistes Maïmouna Ndour Faye et Babacar Fall, tous deux interpellés à la suite de la diffusion d’une interview de Madiambal Diagne, visé par un mandat d’arrêt international.

Cette affaire, qui a provoqué une onde de choc dans le milieu médiatique, a servi de catalyseur à la naissance du FDLP, une coalition regroupant plusieurs acteurs de la presse sénégalaise. Pour ses initiateurs, il s’agit de défendre la liberté d’informer et de s’opposer à ce qu’ils considèrent comme une dérive autoritaire du régime.

Devant les journalistes, Mamadou Ibra Kane, figure respectée du monde des médias et président du groupe Emedia, a pris la parole pour dénoncer avec vigueur les atteintes répétées à la liberté de la presse. « Aujourd’hui, c’est un moment fort, car nous avons su faire reculer l’arbitraire. Babacar Fall a été arrêté, menotté, avant d’être libéré sans aucune charge. Et Maïmouna Ndour Faye, à son tour, a recouvré la liberté. Ces arrestations étaient purement politiques, parce qu’aucune loi au Sénégal n’interdit de donner la parole à une personne poursuivie », a-t-il déclaré.

Selon lui, ces événements ne sont pas des cas isolés mais s’inscrivent dans une stratégie globale d’intimidation. « Leur arrestation était un acte politique pour isoler la presse, pour faire peur. Nous avons simplement fait notre travail : donner la parole à quelqu’un que les Sénégalais voulaient entendre. C’est cela, le journalisme. »

Dans son intervention, Mamadou Ibra Kane a tenu à rappeler un précédent datant de 2023, lorsque l’actuel Premier ministre Ousmane Sonko, alors opposant, avait été interviewé alors qu’il était en fuite. « À l’époque, Pierre Édouard Faye, un confrère, l’avait rencontré et interviewé. Cela ne voulait pas dire qu’il partageait ses opinions, mais simplement qu’il exerçait son métier. Aujourd’hui, ce même exercice professionnel devient un prétexte pour arrêter des journalistes », a-t-il regretté.

Mais au-delà des arrestations, le président du FDLP dénonce une autre menace, plus sournoise selon lui : l’asphyxie économique de la presse privée. « Le nouveau régime veut tout simplement liquider la presse indépendante. L’État du Sénégal doit de l’argent à plusieurs entreprises de presse, mais refuse de payer. Et pour aggraver les choses, les subventions votées par l’Assemblée nationale sont bloquées par le ministère de la Communication pour des raisons politiques », a-t-il expliqué.

D’après Mamadou Ibra Kane, cette politique de restriction budgétaire s’accompagne d’une volonté claire de contrôle du paysage médiatique. « Le Premier ministre a demandé à toutes les structures publiques — ministères, agences, sociétés nationales — de résilier leurs contrats de publicité avec la presse privée. C’est un signal fort : le pouvoir veut contrôler l’information en affamant économiquement les médias indépendants », a-t-il affirmé.

Le journaliste a également évoqué la tendance inquiétante d’un retour vers un parti-État, inspiré, selon lui, par certains modèles étrangers. « Le Premier ministre lui-même, lors de son voyage en Chine, a laissé entendre qu’il voulait construire un système où tout passe par l’État. C’est une logique totalitaire, incompatible avec notre histoire démocratique », a-t-il averti.

Pour Mamadou Ibra Kane, la situation actuelle impose une vigilance de tous les instants. Il appelle les professionnels des médias, mais aussi la société civile et les citoyens, à se mobiliser pour défendre la liberté de la presse. « Un parti-État ne passera pas au Sénégal. Nous n’allons pas revenir sur des conquêtes démocratiques que nos anciens ont obtenues au prix de lourds sacrifices. La liberté d’expression et la liberté de la presse, inscrites dans la Constitution, doivent être défendues quelles que soient les alternances politiques », a-t-il martelé sous les applaudissements nourris de la foule.

Ce rassemblement devant 7TV marque ainsi une nouvelle étape dans la résistance du secteur médiatique face à un pouvoir accusé de vouloir museler les voix discordantes. Dans un contexte où les tensions entre le gouvernement et les médias ne cessent de croître, le FDLP s’affirme désormais comme un acteur central du combat pour la préservation des libertés fondamentales au Sénégal.

Commentaires (0)

Soyez le premier à commenter cet article.