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Société

Scandale au HCCT : l’État sénégalais payait des loyers pour son propre immeuble depuis 10 ans !

Un nouveau scandale de gestion vient d’éclater au grand jour, révélant l’ampleur des dysfonctionnements dans l’administration publique sénégalaise. C’est à l’occasion du lancement du Plan de redressement économique et social que le président de la…

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Scandale au HCCT : l’État sénégalais payait des loyers pour son propre immeuble depuis 10 ans !

Un nouveau scandale de gestion vient d’éclater au grand jour, révélant l’ampleur des dysfonctionnements dans l’administration publique sénégalaise. C’est à l’occasion du lancement du Plan de redressement économique et social que le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a révélé une situation pour le moins ubuesque : l’État du Sénégal a continué, pendant près de dix ans, à payer des loyers pour un immeuble qui lui appartient déjà.

Ce bâtiment, qui abrite le Haut Conseil des Collectivités Territoriales (HCCT), est officiellement inscrit dans le patrimoine de l’État depuis 2014. Pourtant, entre cette date et 2024, le Trésor public a continué à décaisser des sommes faramineuses pour sa location, comme s’il s’agissait d’un bien appartenant à une tierce partie. Le chef de l’État a révélé que rien qu’en 2024, trois milliards de francs CFA ont été dépensés pour le loyer de ce bâtiment, alors qu’il figure bel et bien dans les registres comme propriété de l’État.

Cette révélation a provoqué la stupeur et l’indignation au sein de l’opinion publique. Elle met en lumière ce que le président Faye qualifie de "gabegie organisée" au sein de l’appareil administratif, avec des complicités manifestes entre les différents niveaux de gestion. Cette affaire soulève de nombreuses questions sur la transparence dans la gestion du parc immobilier de l’État, mais aussi sur les mécanismes de contrôle censés éviter ce genre d’aberration.

Ce scandale illustre l’ampleur des défis que veut relever le nouveau pouvoir à travers le plan “Jubbanti Koom”. Il s’agit pour les nouvelles autorités non seulement de rationaliser les dépenses publiques, mais aussi d’identifier toutes les niches de gaspillage, d’opacité ou de malversation qui plombent les finances publiques. En dénonçant publiquement cet exemple de mauvaise gestion, le président Faye envoie un signal fort : l’heure de l’impunité est révolue, et chaque acte de gestion devra désormais répondre aux exigences de redevabilité.

Désormais, tous les yeux sont tournés vers les institutions de contrôle et de poursuite. Des voix s’élèvent déjà pour exiger une enquête approfondie sur cette affaire, afin de déterminer les responsabilités et, le cas échéant, traduire les auteurs devant la justice. Car il ne s’agit pas seulement d’un dysfonctionnement administratif : c’est un préjudice financier majeur porté aux contribuables sénégalais.

En mettant à nu cette situation, le chef de l’État pose un jalon essentiel dans la bataille pour une gouvernance plus rigoureuse et transparente. Cette affaire du HCCT pourrait bien être le point de départ d’un vaste chantier d’assainissement de la gestion foncière et immobilière de l’État, longtemps marquée par des arrangements opaques et des pratiques indéfendables.

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