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Crise dans les ISEP : le SUDES-ESR dénonce l'absence de textes réglementaires et menace de passer à l'action

Treize ans après leur création, les Instituts Supérieurs d’Enseignement Professionnel (ISEP) évoluent toujours dans un flou juridique que le Syndicat Unitaire et Démocratique des Enseignants du Sénégal (SUDES-ESR) juge intenable. Dans un communiqué rendu…

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Crise dans les ISEP : le SUDES-ESR dénonce l'absence de textes réglementaires et menace de passer à l'action

Treize ans après leur création, les Instituts Supérieurs d’Enseignement Professionnel (ISEP) évoluent toujours dans un flou juridique que le Syndicat Unitaire et Démocratique des Enseignants du Sénégal (SUDES-ESR) juge intenable. Dans un communiqué rendu public ce jeudi, le syndicat tire la sonnette d’alarme et pointe un dysfonctionnement structurel qui, selon lui, compromet gravement la qualité de l’enseignement et la stabilité du système.

Selon le SUDES-ESR, les ISEP, malgré leur mission cruciale dans l’offre de formation professionnelle au Sénégal, ne disposent d’aucun texte réglementaire clair encadrant leur organisation et leur fonctionnement. « En treize années d’existence, les ISEP ne disposent ni de statuts clairs, ni de textes d’application de la loi qui les régit », déplore le syndicat, qui qualifie cette situation de « carence structurelle » aux conséquences lourdes.

Sur le terrain, cette absence de cadre normatif se traduit par un profond malaise : enseignants démotivés, incertitude sur le statut des personnels, conditions de travail précaires et gouvernance instable. Autant de facteurs qui, selon le SUDES-ESR, altèrent non seulement le rendement pédagogique, mais aussi l’image même des ISEP au sein du système d’enseignement supérieur.

Dans sa déclaration, le syndicat ne cache pas son exaspération face à ce qu’il considère comme une négligence prolongée du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation. Il accuse directement le ministère, mais aussi les directions des ISEP, d’avoir « failli à leur mission » en n’adoptant toujours pas les décrets d’application nécessaires à la mise en œuvre complète de la loi. Cette inertie, martèle le SUDES, « fragilise profondément le bon fonctionnement des ISEP ».

Face à ce blocage qu’il qualifie « d’injustifiable », le syndicat formule trois revendications prioritaires : l’ouverture immédiate de négociations sincères avec les autorités compétentes, la finalisation sans délai des textes réglementaires en souffrance depuis plus d’une décennie, et la reconnaissance effective du statut des personnels des ISEP.

Le SUDES-ESR prévient qu’en cas de non-réponse rapide, il se réserve le droit de recourir à « tous les moyens légaux de lutte » pour défendre les intérêts de ses membres. « Il est temps que les autorités prennent la mesure de l’urgence », conclut le communiqué, appelant à éviter des perturbations majeures qui pourraient affecter le fonctionnement des ISEP et, par ricochet, porter atteinte aux objectifs de formation professionnelle dans le pays.

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