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Société

Licenciement massif dans la fonction publique : le PIT exige l'arrêt immédiat des mesures et un plan social de soutien

Le Parti de l'Indépendance et du Travail (PIT) a exprimé une vive protestation contre les récentes vagues de licenciements dans la Fonction Publique et le secteur parapublic, qu’il qualifie de "cyniques et antisociales". Dans un communiqué daté du 15 mars…

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Licenciement massif dans la fonction publique : le PIT exige l'arrêt immédiat des mesures et un plan social de soutien

Le Parti de l'Indépendance et du Travail (PIT) a exprimé une vive protestation contre les récentes vagues de licenciements dans la Fonction Publique et le secteur parapublic, qu’il qualifie de "cyniques et antisociales". Dans un communiqué daté du 15 mars 2025, le Secrétariat du Comité Central du PIT a exigé l'arrêt immédiat de ces mesures, tout en appelant à la mise en place d’un plan social concerté pour accompagner les travailleurs concernés.

Depuis plusieurs mois, le gouvernement mène une campagne de réduction des effectifs dans les secteurs publics et parapublics, une initiative qui, selon le PIT, va à l'encontre des engagements pris lors de la campagne électorale. Pour le parti, cette politique de déflation marque un tournant dans l’histoire sociale du Sénégal, constituant une violation flagrante du Code du Travail et de la Loi 61-33. Ce type de mesures, comparables aux politiques d’ajustement structurel des années 1980, intervient dans un contexte économique de crise, mais aussi de "haine et d’adversité politique", dénoncé avec fermeté par le PIT.

Le parti met particulièrement en lumière la situation des jeunes recrutés sous le programme « XEYU NDAW YI », un programme lancé sous l'ancien régime pour lutter contre le chômage. Ces jeunes, aujourd’hui victimes de licenciements massifs, sont accusés par le gouvernement d’être des "clients politiques". Le PIT critique vivement cette généralisation des accusations, pointant du doigt la manière dont certains secteurs privés profitent de cette situation pour effectuer des licenciements abusifs de centaines de travailleurs.

Pour le PIT, ces licenciements ne sont pas simplement des mesures économiques, mais génèrent de véritables "drames sociaux" pour des milliers de familles déjà fragilisées par une économie en crise et un coût de la vie en constante augmentation. Dans ce contexte de marasme économique, où les conditions de vie se dégradent de manière alarmante, le PIT considère que la responsabilité du gouvernement est engagée. "Le gouvernement, élu sur la promesse de lutter contre le chômage, semble au contraire l’aggraver", affirme le PIT, dénonçant ainsi la gestion actuelle comme "incompétente et inefficace".

Le parti critique également la gestion économique du gouvernement, qu’il juge largement responsable de la crise financière, économique et sociale dans laquelle le pays est plongé. Selon le PIT, cette crise est exacerbée par des erreurs de gestion et par un retour à des politiques d’ajustement structurel similaires à celles qui ont frappé durement le Sénégal par le passé. Ces erreurs se traduisent par une dégradation des indicateurs économiques, la chute de la production, et une crise de la dette publique qui se fait de plus en plus pesante.

Face à cette situation, le PIT appelle à des mesures urgentes et fortes pour sortir de cette crise, mais sans remettre en cause les acquis des travailleurs ni leurs libertés fondamentales. Le parti appelle également les organisations syndicales, actuellement en négociation avec le gouvernement, à rester fermes dans la défense des acquis sociaux, et à exiger un apurement complet de la dette intérieure, estimée à plus de 3 000 milliards de francs. Selon le PIT, une telle mesure est essentielle pour relancer le secteur privé et créer des emplois décents, afin de permettre au pays de sortir de cette crise profonde.

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