Flash info
Du district sanitaire de Kaolack à la région médicale de Kédougou : le Dr Niéne Seck honoré pour son parcoursDakar 2026 : Bassirou Diomaye Faye lance officiellement les Jeux olympiques de la jeunesseSOUVERAINETÉ ÉNERGÉTIQUE : Afreximbank finance le rachat d’Oryx Energies par ses dirigeants africainsSommet de Dakar sur le sport et le développement durable : Diomaye Faye plaide pour un héritage durable des JOJ 2026LFR rejetée : MANKOO MUCC appelle à un sursaut républicain face au risque de crise financièrePAZ de Guédiawaye : le déguerpissement des occupants irréguliers, un tournant décisif pour le respect de l’autorité de l’ÉtatDjifer : 27 candidats à l’émigration irrégulière interpellés avant leur départ vers l’EspagneJOJ Dakar 2026 : le président de la transition bissau-guinéenne accueilli par Bassirou Diomaye FayeInclusion politique : le Sénégal décroche un Prix spécial au Symposium africain de l'inclusion sociale au CamerounJOJ Dakar 2026 : le Sénégal renforce ses liens diplomatiques avec le Cap-Vert et la ChineJOJ Dakar 2026 : le Sénégal réussit son entrée en beach-volley face au Cap-VertLe Dakarois Quotidien N°860 – 31/10 et 01/11/2026Le Dakarois Sports N°860 – 31/10 et 01/11/2026LFR 2026 : seulement huit députés inscrits pour intervenir, un possible rapprochement des positions ?Assemblée nationale : la commission des Finances rejette à nouveau la LFR 2026Du district sanitaire de Kaolack à la région médicale de Kédougou : le Dr Niéne Seck honoré pour son parcoursDakar 2026 : Bassirou Diomaye Faye lance officiellement les Jeux olympiques de la jeunesseSOUVERAINETÉ ÉNERGÉTIQUE : Afreximbank finance le rachat d’Oryx Energies par ses dirigeants africainsSommet de Dakar sur le sport et le développement durable : Diomaye Faye plaide pour un héritage durable des JOJ 2026LFR rejetée : MANKOO MUCC appelle à un sursaut républicain face au risque de crise financièrePAZ de Guédiawaye : le déguerpissement des occupants irréguliers, un tournant décisif pour le respect de l’autorité de l’ÉtatDjifer : 27 candidats à l’émigration irrégulière interpellés avant leur départ vers l’EspagneJOJ Dakar 2026 : le président de la transition bissau-guinéenne accueilli par Bassirou Diomaye FayeInclusion politique : le Sénégal décroche un Prix spécial au Symposium africain de l'inclusion sociale au CamerounJOJ Dakar 2026 : le Sénégal renforce ses liens diplomatiques avec le Cap-Vert et la ChineJOJ Dakar 2026 : le Sénégal réussit son entrée en beach-volley face au Cap-VertLe Dakarois Quotidien N°860 – 31/10 et 01/11/2026Le Dakarois Sports N°860 – 31/10 et 01/11/2026LFR 2026 : seulement huit députés inscrits pour intervenir, un possible rapprochement des positions ?Assemblée nationale : la commission des Finances rejette à nouveau la LFR 2026
CONTRIBUTION

POLITIQUE MIGRATOIRE : LE SÉNÉGAL NE PEUT PLUS RESTER SPECTATEUR

La question migratoire est devenue un enjeu national qui touche à la sécurité, à l’emploi, au commerce, au foncier et à notre souveraineté économique. Face aux préoccupations des Sénégalais, le gouvernement ne peut plus se réfugier dans l’attentisme. Gouverner, c’est anticiper, décider et protéger les intérêts nationaux.

🎧 Écouter l’article 0:00 / 0:00
0 écoute
POLITIQUE MIGRATOIRE : LE SÉNÉGAL NE PEUT PLUS RESTER SPECTATEUR
Le Sénégal est une terre de teranga, mais l’hospitalité ne signifie ni absence de règles ni renoncement à notre souveraineté. Dans une sous-région marquée par l’instabilité politique, les trafics transnationaux et la menace jihadiste, nous exigeons une politique migratoire claire : fichier sécurisé des résidents étrangers, titres de séjour adaptés, contrôle rigoureux des frontières et application effective des lois.

Notre position est sans ambiguïté : la préférence nationale doit devenir une politique économique assumée. Alors que des jeunes Sénégalais risquent leur vie dans les pirogues faute de perspectives, l’État doit garantir aux nationaux un accès prioritaire aux opportunités économiques, à la formation, au financement et à l’entrepreneuriat.

Dans le transport, les motos-taxis Jakarta, le commerce de fruits et le foncier, un état des lieux rigoureux s’impose. Il faut mesurer la place des nationaux, vérifier le respect des obligations fiscales et sociales et corriger les déséquilibres constatés. Nous demandons également que soient étudiées, dans le respect de la loi et des engagements internationaux du Sénégal, des règles d’accès à certaines professions ainsi que des garanties financières pour certaines catégories d’activités exercées par des étrangers. L’exemple de la République du Congo mérite, à cet égard, un examen sérieux.

Le Sénégal ne peut multiplier les emprunts pour financer son développement tout en négligeant les recettes légalement mobilisables. Les revenus issus des titres de séjour et des autorisations doivent être évalués, correctement recouvrés et publiquement documentés. Ces ressources peuvent contribuer au financement de la formation et de l’emploi des jeunes.

L’expérience sud-africaine nous rappelle également qu’ignorer les tensions liées à l’immigration peut favoriser des dérives dangereuses. Nous refusons aussi bien la stigmatisation des étrangers que l’inaction des autorités. Toute personne doit respecter les lois sénégalaises, quelle que soit sa nationalité, et toute infraction doit être sanctionnée conformément au droit.

Nous interpellons donc le gouvernement : le Sénégal a besoin d’une politique migratoire qui maîtrise les entrées et les séjours, protège les intérêts économiques nationaux, garantit une concurrence loyale et prévient les tensions communautaires.

La préférence nationale n’est pas le rejet de l’étranger. C’est le devoir de l’État de placer les intérêts des Sénégalais au cœur de ses décisions économiques. Les étrangers qui respectent nos lois doivent être traités dignement ; les Sénégalais ne doivent jamais devenir des étrangers chez eux sur le plan des opportunités économiques.

La teranga est notre fierté, mais elle ne saurait devenir une abdication de souveraineté. Il faut agir maintenant, avant que les frustrations ne dégénèrent. Le Sénégal a besoin d’un État qui assume ses responsabilités, protège sa jeunesse et défend résolument ses intérêts nationaux.

Moussa Niang , Délégué national à la vie politique de Guem Sa Bopp - Les Jambaars

Commentaires (0)

Soyez le premier à commenter cet article.